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Accompagnement outdoor basé sur la pédagogie par l’expérience

Aller chatouiller les ressources en nous grâce à l’expérience

Apprivoiser la vie nomade et les bases outdoor telles que faire du feu par tous les temps, cuisiner sur le feu, construire des campements simples individuels et de groupes au moyen de bâches de jardin, s’orienter dans la nature y s’y mouvoir, se confronter aux éléments naturels tels qu’il se présentent à nous, cela s’apprend et cela réveille des ressources que nous avons tous en nous et qui peuvent se développer par l’expérience. L’accompagnant sera là pour proposer un cadre sécurisé suffisamment souple et ouvert pour y faire ses propres expériences – il donnera les impulsions nécessaires pour avancer sur son chemin d’apprentissage, confiant en les ressources individuelles et en celles du groupe.

 

Sortir de sa zone de confort pour apprendre

De participer à des sorties outdoor accompagnées et basées sur la pédagogie par l’expérience, cela implique d’être prêt à sortir de sa zone de confort, physique et émotionnelle, pour permettre des apprentissages et faire de nouvelles expériences, que l’on pourra intégrer plus profondément en retournant dans un certain confort et en laissant un espace à la réflexion et au ressenti. C’est possible en se créant un nouveau confort, par exemple par un campement individuel douillet où l’on s’y sent en sécurité, en prenant soin du feu ou en sentant le soutien du groupe autour de soi. C’est possible lorsque l’on écoute notre petite voix intérieure qui nous dit ce dont on a besoin et où sont les possibilités d’apprentissage tout comme les limites, afin de ne pas tomber dans une zone trop intensive qui nous ébranle dans notre confiance en soi et notre bien-être physique.

 

Apprentissage par petits pas et grâce à la coopération

Qui dit pédagogie par l’expérience dit qu’on apprend en faisant, peut-être par erreur (la nature nous montre tout de suite si c’était une bonne idée ou non), et surtout par petits pas menant à des succès. Succès d’allumer un feu avec du bois mouillé ou avec une pierre d’allumage, succès de construire son propre nid, succès d’avoir mis les forces du groupe en commun pour arriver, ensemble, à un résultat, rendu seulement possible par la coopération et la visée d’un but commun.

 

Reflet de soi dans la nature et transformation possible

Qui dit pédagogie par l’expérience dit également que l’expérience meut, peut faire bouger notre intérieur, tel que des certitudes, des schémas, des habitudes, des émotions. Car en se connectant à la nature et ses éléments, on se connecte à soi-même, à notre essence. On voit dans la nature notre reflet comme dans un miroir, avec nos ressources, et aussi avec certaines zones moins flatteuses, qui ont peut-être envie d’évoluer. En se prêtant au jeu de s’accorder aux éléments naturels, il est possible d’aller chatouiller ces zones et de les transformer en une force.

 

Lien et force du groupe

Le groupe opère de son côté un autre reflet de nous-même, et nous permet de (re)-créer du lien authentique avec l’autre, en mettant les masques de côté du moment qu’on est souvent mis à nu dans la nature. Ce lien permet à son tour d’aller plus loin dans cette transformation, en recevant le soutien et les opportunités d’apprentissage dans le groupe.

 

Îlot de temps pour se (re)connecter

Participer à des sorties outdoor, cela peut aussi simplement signifier de faire de premières expériences douces en nature sur une journée, dans un cadre sécurisé, afin d’apprivoiser un environnement qui peut être nouveau ou dont on a perdu l’habitude au fil du temps. Cela peut également être simplement synonyme d’un îlot de temps pour soi dans un quotidien chargé, afin de se reconnecter à soi, à l’autre, dans un autre contexte, une autre manière d’entrer en lien.

 

Transfert dans le quotidien

Si la nature et les expériences inhérentes peuvent peut-être représenter une bulle idéale au départ, il est possible et important de les intégrer petit à petit dans le quotidien – les ressources mises en valeur, les mouvements intérieurs, le nouveau savoir-faire peuvent enrichir sa propre nouvelle routine tout comme celle de son entourage !

st facile.

Pédagogie par l'expérience systémique

La pédagogie par l'expérience systémique ...

... nous invite à regarder vers l'intérieur et à agir vers l'extérieur,

en apprenant à être attentif à soi-même et aux autres et à percevoir plus précisément ce qui est en jeu ici et maintenant. Elle offre des occasions de regarder et d'écouter plus attentivement afin de se (re)connecter à soi-même et au groupe. Des actions sont demandées pour se mouvoir intérieurement et extérieurement. Chaque action porte en elle un potentiel de nouvelles expériences et d'images.

... se déroule principalement dans la nature,

qui agit comme un miroir et offre des espaces variés où les connaissances et les relations systémiques se manifestent par des images intérieures modifiées, des métaphores et des phénomènes.

... invite les personnes
à s'engager dans des processus d'apprentissage et dans une interaction entre zone de confort et zone d'apprentissage.

... se concentre sur l'expérience,

L'expérience par et avec la nature, l'expérience par et avec les personnes avec lesquelles nous sommes en chemin, l'expérience de la manière dont nos actions ont un effet immédiat, l'expérience de la manière dont notre être intérieur se manifeste par les voies extérieures les plus diverses.

... donne aux accompagnateurs* de processus

des approches d'orientation, de l'inspiration et des méthodes pour accompagner d'autres personnes dans leurs processus d'apprentissage.

... 

Elle utilise les 4 champs de méthodes suivants: 

  • la nature:  la nature agit comme un miroir à différents niveaux: expérience concrète (mouvement, activités, vie nomade), niveau métaphorique ( utiliser les métaphores vécues pour un transfert dans le quotidien) niveau énergétique (force et influcence des éléments sur nos émotions) et niveau spirituel (globalité systémique, percevoir des dimensions plus élevées)

  • les méthodes créatives:  exposition du thème actuel de manière créative à l'aide de matériaux naturels. Les parties inconscientes et conscientes, voire indésirables, de la vie ou des systèmes des apprenants deviennent visibles, tangibles, reliées entre elles et portent déjà en elles des solutions. De nouvelles perspectives et des liens systémiques apparaissent, ainsi que des signes de besoin de changement.

  • les méthodes scéniques: elles agissent non seulement en rendant visibles des thèmes de vie, des parties de la personnalité ou des relations interpersonnelles, mais en leur donnant vie. Des personnes du groupe sont mises en scène, afin de trouver de nouvelles possibilités de pensée et d'action ainsi que des alternatives de solution. Le cadre est conçu par l'animateur comme un cadre structuré et protecteur, afin que les personnes puissent découvrir, explorer et expérimenter. Souvent, des archétypes sont révélés et mis en jeu, ce qui permet à tous les participants de s'identifier, que ce soit en regardant ou en participant. Parmi les effets, on compte souvent l'acceptation et l'intégration de différentes parties de la personnalité, la réconciliation avec soi-même ou avec sa famille et la modification des représentations. En font également partie les effets et les énergies des espaces naturels, qui permettent de densifier les processus.

  •  la création rituelle:  elle sert à intensifier les processus d'apprentissage à des moments choisis dans un but précis. Une structure claire et minutieuse, qui s'inspire de modèles de base universels de rituels (archétypes), permet aux individus de s'engager et de se laisser porter par la force collective. Les aménagements rituels peuvent notamment être utilisés dans les moments d'hommage, de prise de responsabilité et de transition. La simplicité de l'espace aménagé, les actions et le langage soigneusement choisis, font partie de la préparation et du suivi de tels settings. 

Les participants gèrent leur processus d'apprentissage et sont responsables de leurs succès et de leurs découvertes, 
... en décidant eux-mêmes, quelles impulsions doivent être suivies et quelle doit être l'ampleur du processus.
... en étant prêts à regarder de plus près et de manière créative et à percevoir ce qui se passe actuellement.
... en étant ouverts, en utilisant l'espace mis à disposition comme terrain de jeu et d'exploration
Les participants sont invités à essayer, à agir, à percevoir, à reconnaître, à accepter, à lâcher prise, à se redécouvrir, à s'investir dans le groupe et à contribuer au bien-être du groupe.
Le processus permet aux participants de de construire de nouvelles réalités et d'élargir leur répertoire d'action. 

La communication non violente

La Communication Non Violente (CNV) a été développée par Marshall Rosenberg (USA) dans les années 1960 en réaction à l'antisémitisme et au racisme. isémitisme et du racisme, et en s'appuyant sur l'approche centrée sur la personne de Roger. Il propose un cadre et un processus de communication qui repose sur une manière différenciée et innovante de penser, de s'exprimer et d'exercer le pouvoir : "la CCF nous aide (...) à pouvoir déployer à nouveau notre empathie naturelle" (Rosenberg 2016, p.25). En particulier pour les personnes qui se perdent en raison de l'évolution de la société et du flot d'informations, la CNV offre une voie pragmatique qui mène à des rencontres sincères et authentiques (d'Ansembourg, 2001).  
L'intention d'entretenir un lien authentique et une qualité de relation qui permette aux personnes impliquées de prendre en compte les besoins de toutes les parties est au cœur de cette approche. Les effets se font sentir non seulement au niveau personnel (être empathique et authentique avec soi-même), mais aussi au niveau interpersonnel, que ce soit dans les relations amoureuses et familiales, au travail ou dans la société. 

Processus de communication en quatre étapes selon Marshall Rosenberg

Quatre étapes nous donnent une orientation pour notre attitude et notre comportement en matière de communication. On peut formuler ses messages en respectant strictement ces étapes ou simplement les utiliser comme boussole intérieure.  Ce processus favorise la coopération et la résolution des conflits. 

 

1. observation (tête) : 
Nous réagissons à quelque chose que nous observons, entendons ou nous disons. Il est important à cet égard de séparer nos jugements de nos observations, car les évaluations, les étiquettes, les généralisations et les catégories que nous avons souvent reçues par l'éducation nous isolent de la situation réelle et bloquent notre empathie. 
2. les sentiments (le cœur) : 
Les sentiments naissent de cette observation. Ceux-ci sont divisés en deux types : Les sentiments qui apparaissent lorsque les besoins sont satisfaits et les sentiments qui apparaissent lorsque les besoins ne sont pas satisfaits1. Ainsi, nous nous éloignons des connotations positives et négatives. Il est nécessaire de séparer nos sentiments de nos pensées. L'hypothèse centrale de la GFK est que nous sommes les seuls responsables de nos sentiments. Les (non-)actions des autres ne font qu'indiquer lesquels de nos besoins ne sont pas satisfaits à ce moment-là. Cette hypothèse nous libère et nous permet d'assumer la responsabilité de notre propre vie (d'Ansembourg 2001). 
Cette hypothèse vaut également dans l'autre sens : une libération émotionnelle saine se manifeste par le fait que "nous assumons l'entière responsabilité de nos propres sentiments, mais pas de ceux des autres. Ce faisant, nous sommes conscients que nous ne pourrons jamais satisfaire nos propres besoins au détriment des autres" (Rosenberg, 2016, p.71). 
3.  besoins (ventre)
Les sentiments déclenchés ainsi que les jugements sur les autres que nous reconnaissons grâce à une situation déclenchante nous donnent des indications importantes sur nos besoins non satisfaits. 
En raison du style d'éducation répandu sur plusieurs générations, nous avons surtout appris à nous adapter aux souhaits et aux attentes des autres (famille, partenaires*, société) au lieu de reconnaître nos besoins et de nous engager à les satisfaire. Les femmes, en particulier, ont appris à ignorer leurs besoins et leurs sentiments et à se préoccuper exclusivement du bien-être de leur mari et de leurs enfants. La peur, la culpabilité et les normes strictes ont longtemps été considérées comme des repères pour les comportements et les mesures éducatives. Il est également très répandu de regarder chez les autres ce qu'ils font de mal et de les blâmer lorsque nous ne sommes pas satisfaits d'une situation. Comme nous avons aussi appris la plupart du temps que les autres sont responsables de nos sentiments et de notre bien-être, nous attendons d'eux qu'ils répondent à nos besoins, même si nous ne les avons ni identifiés ni formulés. 
Les besoins fondamentaux sont répartis en catégories : autonomie, célébration, intégrité, interdépendance, nourrir l'existence physique et sécurité, jeu, lien spirituel. Il ne s'agit pas d'une hiérarchie, mais plutôt d'une attitude "à la fois l'un et l'autre".  Tous les besoins sont communs à tous les êtres humains. Ils varient toutefois en intensité et en moment ; ils sont satisfaits par différentes stratégies. 
4. demande (jambes) : 
Après avoir identifié nos besoins, nous pouvons agir en conséquence ou formuler une demande : pour ne pas nous cacher derrière le besoin en tant que théorie et rester impuissants, il s'agit de passer à l'action. Cela demande souvent de l'audace, du courage et de la responsabilité personnelle. Il faut que nous reconnaissions que nos besoins sont légitimes et nécessaires pour que nous puissions fonctionner comme une personne équilibrée dans la société. Il faut avoir confiance dans le fait que tant nos besoins que ceux de l'autre ont la même valeur. Pour satisfaire les besoins, il s'agit de trouver des stratégies appropriées, strictement distinctes des besoins eux-mêmes. L'action peut être auto-orientée : "que puis-je faire moi-même pour satisfaire mon besoin ? Si l'autre personne peut aider, nous formulons donc une demande. Elle sera formulée comme une demande concrète, réaliste, positive et négociable, afin qu'elle ne devienne pas une exigence. Nous devons également être préparés à un refus de la part de notre interlocuteur. 
Grâce à cette négociabilité, il y a la liberté de ne pas être d'accord et de chercher ensemble une solution qui répond aux besoins des deux parties - pas au détriment de l'un ou de l'autre (d'Ansembourg, 2001). La qualité de la relation repose bien plus sur la qualité de la rencontre lors de la recherche d'une solution que sur la solution elle-même. 

Autres principes de la cnv: 
Derrière ce processus en quatre étapes se trouvent des principes profonds qui rendent possible et renforcent l'intention même de la cnv. Certains d'entre eux sont décrits ici : 
L'écoute empathique
Communiquer ne signifie pas seulement s'exprimer, mais aussi écouter. Grâce à une écoute inconditionnelle, nous parvenons à nous connecter entièrement à notre interlocuteur et à le rencontrer dans son humanité. Pour cela, il est nécessaire de laisser de côté nos jugements et nos propres pensées. Cela implique que nous ne pensions pas déjà à ce que nous dirons ensuite ou à la manière dont nous pourrions aider cette personne. Il s'agit de ne rien faire et d'être tout simplement là et présent. Dans un deuxième temps, il peut être utile de répéter ou de reformuler ce que nous avons compris afin de s'assurer que nous avons bien compris la personne en face de nous. 


Empathie 
Si nous parvenons à écouter réellement la personne, nous nous trouvons au niveau de l'empathie. Peu importe ce qu'elle dit ou les mots qu'elle utilise pour le dire, nous sommes en mesure de porter notre attention sur ses jugements, ses sentiments et ses besoins. Même si elle nous attaque, nous comprenons que ses mots font en fait référence à ses besoins non satisfaits - en d'autres termes, nous ne prenons pas son attaque personnellement. 


Auto-empathie
Ce n'est que lorsque je reste suffisamment avec moi-même et que je fais preuve de suffisamment de bienveillance et d'empathie à mon égard que je suis en mesure d'écouter l'autre avec toute ma présence ou de me livrer à une interaction équilibrée. 
Rosenberg illustre cette écoute et cette expression différenciées par deux animaux qui coexistent chez chacun d'entre nous : 
Le chacal : il aime mordre et les jeux de pouvoir, avec l'ambition d'avoir toujours raison ou d'être plus fort. Il pense et s'exprime surtout en termes de modèles binaires (vrai/faux, bon/mauvais, gentil/méchant). Il reporte la responsabilité sur les autres et aime exiger. Il joue un rôle important en faisant remonter à la surface les sentiments et les besoins non satisfaits. 
La girafe : elle dispose d'une vue d'ensemble de la situation, observe sans juger et accueille ses propres sentiments et besoins ainsi que ceux des autres. Elle prend ses responsabilités. Elle nous aide à nous rencontrer nous-mêmes ainsi que l'autre personne avec présence, ouverture et empathie. Il peut en résulter un dialogue et une recherche de solutions communes pour trouver des stratégies adaptées qui couvrent les besoins de toutes les parties, car ces dernières sont toujours équivalentes. Ce n'est que lorsque le chacal s'est suffisamment exprimé que nous sommes en mesure d'enfiler les oreilles de girafe pour nous rencontrer nous-mêmes et plus tard les autres avec empathie. 
Si l'autre devait nous communiquer un message malveillant, nous pouvons décider avec quelles oreilles (chacal/girafe) nous allons accueillir ce message. Le chacal va surtout contre-attaquer, se poser en victime (oreilles vers l'extérieur) ou se condamner fortement (oreilles vers l'intérieur). La girafe cherchera plutôt à identifier les besoins cachés des autres (oreilles vers l'extérieur) ou/et à regarder chez elle ce dont elle a besoin (oreilles vers l'intérieur). 

A la fois et aussi
Le paradigme du chacal nous aide à suivre les règles de la société (et donc à entretenir un certain ordre) et à prendre conscience en général que quelque chose bouge à l'intérieur. Il est principalement basé sur la peur, la culpabilité et le jugement de tiers, ce qui peut conduire à la séparation, à la hiérarchisation, au jugement et à l'éloignement. En raison de cela, il est nécessaire d'aller au-delà de ce paradigme de la dualité. 
Dans la cnv, on tend à penser et à agir de manière plus large qu'avec la vision "ou bien ou bien", juste ou faux, bon ou mauvais. Le "mais" est évité, car il implique toujours l'exclusion de l'autre partie. La cnv propose un paradigme de la girafe, qui offre la rencontre et la coexistence de tous les possibles (Achard, 2020). Elle nous invite à penser avec la devise "à la fois et aussi", à relier nos phrases par ET, afin de donner une place à toutes les parties. Elle nous invite à nous relier à ce qui est vivant en nous et en l'autre, afin de prendre nos décisions.


Paradigme de société vers la coopération
Ce paradigme offre non seulement une nouvelle base relationnelle au niveau personnel, mais aussi un cadre de référence pour la société - à petite et à grande échelle. Il nous permet d'aller au-delà de nos positions et de nos jugements pour entrer dans la coopération. On décide et on agit en fonction de références internes, afin de contribuer au bien-être de tous. L'empathie, l'auto-empathie et la responsabilité personnelle sont sollicitées. L'énergie vitale se déploie. 

Sources citées:

Achard N., (2020). La communication nonviolente à l’usage de celles et ceux qui veulent changer le monde. Poche Marabout.

d’Ansembourg T., (2001). Cessez d’être gentil, soyez vrai ! Être avec les autres en restant soi-même. Les Editions de l’Homme.

Rosenberg M.B. (2016). Gewaltfreie Kommunikation. Eine Sprache des Lebens. Junfermann, überarbeitete und erweiterte Neuauflage.

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